J’veux pu worryer mon brain avec ça…

Aujourd’hui, je vous parle de la «controverse» qui a eu lieu entourant le texte de Christian Rioux dans le Devoir. Vous l’avez déjà lu, celui où il s’empresse de traiter le chiac d’une «sous-langue d’êtres handicapés en voie d’assimilation». Bon. On est peut-être arrivés un peu en retard à la game, mais fuck it.

Pourquoi prenons-nous le temps de revenir sur un débat essentiellement clos (Rioux est dans les patates, c’est lui qui n’a pas compris)? Parce qu’on se sent obligé de le faire et parce que le français au Canada a d’autres chats à fouetter que celui-là. Rendu en 2012, on penserait qu’on serait rendu à un point où ce genre de texte ne paraîtrait jamais dans un des plus grands journaux du pays.

Peu importe, je ne suis pas sociolinguiste. Je suis un gars de Sudbury (d’Azilda!) qui a grandi avec une mère originaire de l’Abitibi (mais installée avec sa famille depuis l’âge de 5 ans à Sudbury… ses parents n’ayant toujours pas maîtrisé l’anglais) et un père originaire de Sudbury (d’Azilda!).

Si Rioux parle des Acadiens en tant qu’êtres handicapés, c’est qu’il considère le chiac comme étant une crutch. Mais comprend-il la réalité de l’Acadie? Comprend-il que dans le cas de certains Acadiens, ne pas parler le chiac chez soi, c’est l’équivalent d’un anglophone du Nouveau-Brunswick qui adopterait un accent britannique juste parce qu’il trouve son dialecte régional «inaccessible» pour les anglophones de l’Alberta?

Transposons-nous en Ontario français, plus spécifiquement à Sudbury (je me limite à Sudbury parce que je ne veux pas faire des généralisations grossières au sujet de régions qui me sont moins familières. Même Sudbury n’est pas monolithique à cet égard) où le français de la rue est essentiellement composé d’une majorité de mots français, (mais aussi de mots anglais) parfois familiers et détenant un mélange de syntaxe anglaise et française. Si un mot veut escaper en anglais par exemple, on ne se gêne pas de le dire pis de switcher back au français tusuite après. Nous, ces mots-là, on ne les voit pas en italiques dans nos têtes! On me prendra peut-être pour un clown, mais c’est comme ça que je parle avec ma famille, c’est comme ça que je parle avec ma blonde et c’est comme ça que je suis au naturel. Ça ne m’empêche pas de parler un français standard quand il le faut, ni d’écrire avec un niveau de langue digne d’être lu.

La réalité de nos milieux, minoritaires ou pas, fait en sorte qu’on fait des emprunts linguistiques, et ce, tant à Shédiac, qu’à Moncton, qu’à Chelmsford, qu’à Saint-Boniface et même qu’à Montréal ou à Québec. On s’en crisse pas mal, puis on se sent très bien dans notre peau.

Et ça va de même en anglais. Mise en situation : Je suis étudiant à la maîtrise en histoire à l’Université Laurentienne. Les étudiants du cycle supérieur partagent un bureau. Certains parmi eux étudient en français (2) et certains étudient en anglais (6). Quand je parle à mes collègues anglophones (du moins ceux qui ne comprennent pas le français, parce que certains d’entre-eux le comprennent et le parlent effectivement) je ne me gêne pas d’aller piger un mot en français s’il véhicule mieux l’idée que j’ai en tête. Parfois je dois l’expliquer, mais la plupart du temps, ils comprennent la nuance entre les deux mots. Tout le monde dort moins niaiseux en conséquence. Peut-être est-ce une réalité propre à mon milieu, mais le monde académique semble avoir tendance à emprunter aisément des mots comme l’establishment ou le globalism alors que des termes «équivalents» existent également en français. On ne se gêne pas non plus de citer des phrases entières dans des langues étrangères par crainte de déformer les idées de l’auteur initial au moment de la traduction!

Dans le texte de Joseph Edgar, publié le 5 novembre, il nous dit «Le chiac, c’est pas le français universel ». Mais là, le franglais de Sudbury, le joual de Rouyn, la langue de la rue de Montréal puis le làlàlage du Saguenay non plus.

Suivez-moi.

«Et si on veut participer à un monde francophone et se faire comprendre dans ce monde francophone, on pourrait peut-être songer à être un peu plus humble et faire un effort pour mieux se faire comprendre». Ici, je suis d’accord! Mais peut-on laisser de la place aux deux? Est-ce vraiment si inconcevable de maintenir son dialecte régional (dans une forme correcte… c’est-à-dire en évitant les calques et en conjuguant ses verbes correctement, etc.) tout en apprenant la «bonne façon» de dire quelque chose? Est-ce mal de continuer à rouler son R au moment d’une présentation si le vocabulaire et la syntaxe sont corrects?

Suis-je le seul à voir quelque chose de beau dans les régionalismes? Suis-je le seul à trouver ça cute d’entendre le «so-sisse» des Abitibiens ou bien le R roulé de Sturgeon Falls? Est-ce vraiment inconcevable de dire «ah vous dites « vidéo » au féminin? À Sudbury on le dit généralement au masculin» alors que ce ne soit pas nécessairement le cas dans le restant du monde?

On pourrait-ti arrêter de worryer nos brains avec ça pis juste vivre en paix?

  • Franco

    Merci beaucoup pour ce moment de plaisir que j’ai pris à vous lire. Votre article a une telle passion dans chaque phrase!

  • Tu fais ce que tu veux, mon pote. Tu parles comme tu veux. Mais si un jour tu sors du Canada, il va bien falloir que tu te fasses comprendre de ton interlocuteur. Et si tu lui dis « un vidéo », il va te répondre que vidéo est un mot féminin, que c’est une contraction de vidéographie, et que toi, tu fais une faute de grammaire, et probablement un anglicisme.

    Si tu sors du Canada, mettons, pour un colloque d’histoire qui se déroulerait en français, et que tu parles « d’establishment », tu passeras sans doute pour un con. On te conseillera, selon le contexte, de parler de « classe dirigeante », de « nomenklatura », ou tout simplement d’ « élites ».

    Les régionalismes ont du bon tant qu’on sait s’en éloigner pour se faire comprendre. Moi qui suis de Paris, je fais attention à ne pas parler le titi parigot du trottoir de Paname pour me faire comprendre de mes amis franco-ontariens. Question de respect.

    Tant que tu es dans ton boutte pis qu’tu compte pas en bouger, c’est très bien que tu t’exprimes dans ton dialecte. Mais si on pense que les canadiens français ne représentent que 7 millions de locuteurs sur 300 millions dans le monde, et si, comme je te le conseille, tu comptes voyager un peu, tu devras faire l’effort de parler un français standard, international. Désolé.

    • Premièrement,
      merci pour ton commentaire!

      Sur
      la question du mot « vidéo », je lui réponds qu’effectivement, j’en suis
      conscient, mais que de le prononcer au féminin me fait éprouver le même
      sentiment que si je disais « une chien ». Puis si c’est le genre de personne qui
      va s’arrêter sur un seul mot dans mon parlé, je n’aurai probablement pas envie
      de converser avec lui très longtemps. On parle ici d’une situation
      informelle.

      Sur
      la question d’establishment, je ne m’en servirais jamais. Justement, j’opterais
      sans doute pour « élites » au lieu. Je parle d’autres auteurs et non de
      moi-même. En fait, si je ne me trompe pas, le terme aurait été importé de
      l’anglais premièrement par un Français… Fais une recherche dans Google pour
      voir qui, au juste, s’en sert. Tu risques d’être surpris.

      «
      Les régionalismes ont du bon tant qu’on sait s’en éloigner pour se faire
      comprendre. » Eh bien, tu aboutis aux mêmes conclusions que moi…Je le dis même
      dans le texte : « Ça ne m’empêche pas de parler un français standard quand il le
      faut, ni d’écrire avec un niveau de langue digne d’être lu. »

      Mais
      que dire de Radio Radio? Ils sont artistes, ils font de l’art. Pourquoi
      iraient-ils en faire dans un vernaculaire qui n’est pas le leur? J’estime que
      comme la plupart d’entre nous, ils sont capables de parler un français standard.
      Mais à quoi ça sert si ça les empêche de s’exprimer *naturellement*? Si leur but
      premier est de faire de l’art (et non de percer la scène internationale pour
      devenir des grandes vedettes internationales… si ça leur arrive « malgré le
      chiac », tant mieux)

      Je te relance une question : le français standard, il est standardisé par qui au juste?

      • Évidement, l’art se justifie à lui même. Tout le monde gagnerait à être un peu plus humble devant l’art. Ce qui choquait il y a quelques décennies (les déhanchements d’Elvis) fait sourire aujourd’hui. Encore mieux pour ce qui choquait il y a quelques siècles. Molière a été excommunié et enterré de nuit, hors de l’enceinte du cimetière. Dans quelques décennies, peut-être qu’on ne comprendra pas ce qui choquait Christian Roux.

        L’art ne devrait pas être bridé par des conventions, fussent-elles linguistiques.
        Le débat n’est pas récent. Je me souviens de Paul McCartney qui racontait que son père lui reprochait de chanter « Oh Yeah » comme un américain, et pas comme un anglais, alors que tous les jeunes de Liverpool disaient « yeah » en mangeant leurs fish’n’chips.

        Le français standard est défini par une élite qui n’est plus franco-française depuis un moment, même si les français ne s’en rendent pas nécessairement compte. Après, je trouve étrange de nier, comme certains aimeraient le faire que la langue française vient de France à l’origine.

        Le parlé de la rue en France emprunte des mots à l’Italien, (ciao..) aux langues gitanes, (gadjo, gova, bouillave, pillave…), à l’arabe (le verbe kiffer, avoir le seum etc) et l’anglais aussi. Cela dépend des quartiers, des villes et des régions, mais il est plutôt éloigné du français de l’Académie.

        Ma première surprise, au Canada, fut de constater que les francophones ne me comprenaient pas quand je parlais en verlan. Inconsciemment, naïvement, je pensais que les canadiens suivraient naturellement le fil du français tel qu’il est parlé en métropole. J’ai dû m’adapter, et même, j’ai parfois adopté certaines expressions canadiennes.

        Là où je veux en venir, c’est qu’en parlant avec des jeunes franco-ontariens, et en particulier du nord, je me suis aperçu qu’il y avait un effort à faire, pour communiquer. Et je trouve cela assez étrange. Je me souviens d’une fille de Timmins, à qui je faisais répéter toutes ses phrases, et que c’était gênant. Je ne sais pas si elle ne faisait pas d’efforts, où si elle n’avait pas les moyens de parler un français international. Ce qui est sûr, c’est que si j’avais demandé à ce qu’elle me parle en anglais, j’aurais sans doute mieux compris ce qu’elle voulait me dire.
        Nous faisions tous les deux des efforts, sans doute, mais voilà, pas moyen de se comprendre. D’où ma question : si elle n’était pas capable de parler un français international, si on avait besoin du truchement d’un traducteur pour communiquer, peut-on dire qu’elle parlait encore en français ?
        Ce n’était pas qu’une question d’accent, mais aussi de vocabulaire.
        C’est un peu brutal, mais j’estime avoir suffisamment passé de temps dans le monde franco-ontarien pour ne plus me faire traiter de maudit français.

        Mais je me demande si la génération actuelle de franco-ontariens n’a pas créé sa propre langue. Il y a toujours un moment où une langue évolue au point d’en être une autre. Le latin a évolué dans différentes régions pour donner plusieurs langues vernaculaires – portugais, castillan, catalan, etc etc. – Je me demande à quel point nous sommes loin de la rupture entre le français international et le franco-ontarien, ou le chiac. Ce point de non-retour où la compréhension mutuelle entre l’Ontario et le reste du monde ne sera plus possible.
        D’un côté, cette pensée m’inquiète, et de l’autre, je trouve important qu’une langue vive, qu’elle ne soit pas figée dans le marbre, quitte à s’émanciper de sa langue mère.
        Bref, je m’épanche un peu, j’aime beaucoup lire les textes de ce site, même si je dois parfois un peu déchiffrer. Continuez comme ça !

        • sebastien_perth

          L’impression que j’ai en lisant vos commentaire est que la France, et les Français, on le monopole sur la langue Française. Que d’autre région ou culture n’aurait pas dus avoir le droit de s’éloigner de la souche.
          Je sais pas si c’est à ça que vous en venez, mais c’est ce que j’en retire.
          C’est triste, vraiment. Au lieu de voir ces branches de la langue française comme quelque chose qui ajoute a la culture linguistique, vous voyez ça comme une soustraction.
          En bon franglais: bien dômage mais, it’s your loss.

          • Je vous rassure, c’est une impression. La France et les français sont minoritaires dans la francophonie, et depuis Kourouma, ils ne sont plus indispensables au rayonnement de la culture francophone. L’exemple du premier livre de Kourouma, Le soleil des indépendances montre même que la France peut-être une entrave à ce rayonnement.

            Je vois les provincialismes comme une richesse, de même que les évolutions de la langue française, en Ontario comme ailleurs. Même si j’ai un certain goût pour les expressions désuètes.

            Le jour ou les franco-ontariens sortiront du giron de la francophonie (si un jour ils devaient le faire), ce ne sera pas spécialement une perte pour la France, qui ne sait pas qui vous êtes. Ce sera une perte pour la Francophonie mondiale, en revanche. Même si vous ne représentez qu’une infime partie des locuteurs du français dans le monde.
            Et je ne parle pas de la francophonie canadienne pour qui le fait français en Ontario est vital.

            Et en ce qui me concerne, j’ai appris à vous apprécier Vous, vos susceptibilités, mais aussi la distance que vous portez sur les choses, née selon moi, de la complexité de votre situation. Je me suis attaché à vos défis, à vos combats, pour les services en français; par exemple, à vos problématiques. J’aime la façon dont vous vous battez. Patiemment, pièce après pièce, quand en France, on aime tout renverser d’un mouvement d’humeur. J’aime encore votre rudesse, et votre humilité. Votre patience avec les maudits français, et les maudits québécois qui ignorent, parfois à dessein, par confort, que vous existez.
            J’aime la naïveté avec laquelle certains d’entre vous tentent de créer une figure consensuelle mythologique en la personne d’Etienne Brûlé, soit-disant premier franco-ontarien, et dont en vérité on ne sait rien. Et qui grâce à cela, est plus consensuel qu’un Louis Riel, par exemple.
            Mais surtout, je vous aime ouverts sur le monde, qui vient à vous, personnifié par ces milliers de nouveaux arrivants francophones qui vous bousculent un peu, mais qui respectent souvent vos combats. De l’abrogation du règlement 17 à la loi sur les services en français. De création du drapeau par Gaëtan Gervais au sauvetage de Montfort.
            Bref, si un jour vous sortiez de la francophonie, je serais le premier désespéré.

  • Arthur

    C’est bien de sentir de switcher back… mais si on connait la bonne terminologie, pourquoi insister de mal parler français et ainsi louanger l’anglicisationé. C’est vrai que plusieurs personnes « translatent dans leur brain » mais mieux vaut corriger ces erreurs et parler un bon français. Qu’arrivera-t-il lorsque les mots français unissant ces anglicismes disparaissent`? À ce moment, on finira avec « Translate in their brain » et on se retrouvera alors dans un monde sociolinguistique anglophone.

    • NiLaforge

      Une langue ça sert à plus d’une chose. Bien sûr elle a d’abord été conçue pour communiquer. Ceci dit, si on se fait comprendre c’est que l’on a communiqué. Que ce soit en chiac, en parisien, en franco-ontarien, avec ou sans anglicismes, en se servant ou non de régionalismes… si le message se transmet c’est que l’on a communiqué. Ce que Michel nous dit c’est qu’une langue peut s’ajuster selon la raison pour laquelle on s’en sert. Et le fait de se servir de régionalismes ne nous rend pas plus con mais plus humain et respectueux. Alors selon le contexte, on dira parfois  » une vidéo  » et parfois  » un vidéo ». Et si par hasard on se serait trompé? J’ose croire que l’autre fera l’effort de comprendre au lieu de juger. Reste que, peu importe l’endroit, chacun doit faire l’effort de s’adapter à la région et à la façon de parler des gens de ce milieu. Autrement on manque de respect…. Je sortirai mon français international lorsqu’il le faudra mais je garderai mes régionalismes (mes vraies couleurs) pour communiquer, vivre et respirer dans ma langue chez-moi. Et Arthur? Ce ne sont pas des erreurs mais des choix de s’exprimer avec la couleur de notre région entre nous… Avec toi je parlerai un français un peu plus standard, un peu plus « snob » si tu insistes.

      • « Si le mot qui ‘fit’ le mieux est en anglais, j’va m’en servir. Si t’es pas capable de suivre, too bad ».

        Un mot en anglais ici et la n’est pas grave, eux aussi ont des mots français, mais faire des tournures de phrases différentes, conjuguer des verbes qui n’existent pas, je suis désolé mais ce n’est plus du français tout court c’est quoi? Du Franglish?
        Au final la personne ne parle aucune des deux langues correctement c’est tout.

        • Du franco-ontarien. Les langues évoluent, continuent d’évoluer à des vitesses effarantes. Il suffit de regarder de vieux 🙂 vidéos des années 80 pour se rendre compte que les accents ont changé, que des expressions à la mode ont disparu, ce qui n’exclue pas qu’elles réapparaissent un jour.
          S’il y a une chose que le Canada français apprend aux francophones européens, c’est bien que la langue est un outil. Un outil de communication,ou un outil artistique, mais pas un maître. Une langue existe parce qu’elle est parlée, elle est donc telle qu’elle est. Ni correcte, ni incorrecte, mais vivante.
          D’après Lichel, les franco-ontariens sont absolument capables de parler un français international lorsqu’il le faut.
          Ceci dit, personne n’a répondu à la question que je posais plus haut : que se passera t-il le jour où le français de l’Ontario sera si différent du français international que les francophones ne le comprendront plus ? Est-on loin de ce jour ?

          De quoi sera fait le futur du français ici ? Est-il voué à disparaître, comme en Louisiane ? Va t-il perdurer ? Muter en une nouvelle langue ? Sera t-il sauvé par les nouvelles technologies, par internet, qui rend accessible beaucoup de matériel en français ? Quelle est l’évolution du français en Ontario ? Est-ce que l’on parlait vraiment « mieux » il y a 50 ans à Sudbury ? Et il y a 20 ans ?
          Bref, je me pose des questions, et j’espère que vous avez des réponses.

          • Ours

            « Un outil de communication,ou un outil artistique, mais pas un maître. Une langue existe parce
            qu’elle est parlée, elle est donc telle qu’elle est. Ni correcte, ni incorrecte, mais vivante.  »

            Désolé de vous stopper dans ce délire, mais une langue c’est aussi une maitresse, en cela qu’elle a ses contraintes. C’est ce qui évite le grand n’importe quoi. Qu’il y est des évolutions ici et la pourquoi pas, mais des tournures à l’anglaise,
            des verbes anglais, je suis désolé ce n’est pas français!:
            « je veux pas worryer ton brain »!???
            Je rêve! -_-

            C’est un peu comme la cuisine française si vous voulez c’est parce qu’il y a un minimum de règles qu’elle a sa qualité. Jeveux bien qu’on casse les règles ici et la mais il serait bon de les maitriser un peu avant non? Or la ce n’est pas le cas.

            Le « français international » !?? C’est ça l’étiquette donnée à cette dérive? Alors ce rythme oui le français disparaitra -_-

  • Guest

    Ben oui, c’est ça. Y’a juste une façon de dire les chose et si tu reste pas fidèle a s’te langue la tu es un cave. Franchement.
    Si on switch d’une langue a l’autre avec aise, tu pense pas que c’est pour une raison autre que l’assimilation?
    Si le mot qui ‘fit’ le mieux est en anglais, j’va m’en servir. Si t’es pas capable de suivre, too bad.
    C’est pas comme si j’va faire le trou de cul et planter des mots anglais partout quand je parle a ma grand-mere du Québec, mais si je sais tu es bilingue j’me gènera pas d’en inclure là ou ça convient.
    Et je suppose que mon fils née d’un franco-ontarien et d’une B.C. girl va être ruiner a vie parce qu’on y parle deux langue…. EN MÊME TEMPS.

    • sebastien_perth

      Ce commentaire est une réplique à chose-bine Batman is Not Dead…

  • RaphaelRobitaille

    Il n’y a que sagesse dans vos paroles cher Michel.

  • Michel, j’ai vraiment aprécier ton text. En grosse partie c’est exactement ce que je ressent.

  • Vanessa

    Je suis une francophone de Montréal et je trouve absolument ridicule, infondée et non-pertinente la manière dont Christian Rioux parle du chiac. Il faut, au contraire préserver ce dialecte, cet attrait culturel particulier. Je trouve ça beau moi à l’oreille, j’aime entendre ces différents dialecte, les tournures que peuvent prendre la langue. Il n’y a que les idiots qui ne peuvent pas voir ni comprendre l’importance de préserver son langage , c’est une partie de votre identité à vous. Ne te laisse pas atteindre par des conneries pareilles, soit fier de ton identité, de ton langage.

  • Elise

    J’ai googlé Michel Laforge en me demandant mais qui c’est ce type qui essaie de gagner une place au FME en tentant sa chance avec « mes » anaphores pis qui s’en sort ben mieux que moi en finissant sur le (grand) rêve de L’Abitibi-Témiscamingue (comment rivaliser, tu VAS gagner tes billets!) ? Et je tombe sur ce blog savoureux, et sur cet article: entièrement d’accord sur la beauté (et le plaisir) des métissages, emprunts, dons et contre-dons des mélanges de langues. Française de passage de ce côté-ci de l’Atlantique, écouter du chiac, entre autres, c’est juste un régal. Je garde un oeil voire les deux sur ce blog!
    ELise B

    • Michel Laforge

      Cool Elise! Merci pour le beau compliment! On est moins locace sur tG que déjà, mais on ne saît jamais… peut-être que le bogue d’écrire me reviendra! 😉

      Enchanté de faire ta connaissance 🙂

      • Elise

        Mais oui, va chercher le « bogue »(??) s’il ne vient pas à toi!
        (ben t’as pas gagné les places, et moi non plus d’ailleurs 🙁 )
        Enchantée de même

        • Michel Laforge

          Bogue,
          c’est un emprunt à l’anglais pour dire une petite bestiole… mais je m’en
          servais dans le sens figuré de « peut-être que j’aurai la piqûre d’écrire ».
          C’est plutôt le fait que je rédige simultanément mon mémoire de maîtrise en ce
          moment… écrire pour me détendre, ce n’est pas probable jusqu’à tant que
          j’aille terminé!

          Dommage
          pour les billets, mais bon, avec un peu de chance (et surtout un peu d’argent)
          j’irai à Rouyn de toute façon!

          À bientôt Elise!

          • Elise

            Bon courage pour ton mémoire!
            A bientôt
            Elise