Surprise, surprise

C’est presque rendu une joke plate que de dire que Radio-Canada devrait s’appeler Radio-Québec.

Et là, finalement, quelqu’un a décidé d’en faire part au CRTC. Merci.

Oui, c’est vrai que leur public est majoritairement québécois, et personnellement, je ne leur en ai jamais voulu de ne pas me reconnaître dans leurs talk-shows (no offence Patrice Lécuyer), dans leurs émissions de variétés (encore, désolé Patrice) ou dans leurs fictions (même quand c’est Roy Dupuis, l’ultime closet-Franco-Ontarien, qui est à l’affiche).

Mais là où j’ai toujours eu de la misère à avaler ça, c’est les nouvelles, les informations, le journalisme. Ces nouvelles, qui, malgré le mandat «national» de la Société Radio-Canada, ne m’ont jamais vraiment parlé. Et là, je vais vous faire la faveur de ne pas ressortir le vieil argument du boulevard Métropolitain parce que je suis prêt à avouer que du côté anglophone, on parle beaucoup de Toronto.

Par contre, j’ai toujours trouvé que les informations de Radio-Canada me parlaient comme s’il n’y avait que le Québec qui comptait. Si on me donne des statistiques, ce sont des statistiques du Québec. Si on me parle d’un enjeu mondial, on me dit en quoi il affecte le Québec. Si on me parle du Canada, c’est d’habitude pour chialer ou pour souligner que ça ne se passe pas comme ça au Québec, ou encore, de temps en temps, pour me parler de l’Acadie (no offence les Acadiens, mais les Québécois semblent vous aimer ben plus que nous autres à l’ouest de l’Outaouais).

Si la vallée du Richelieu est inondée, j’en entends parler à la SRC pendant des semaines. Si le sud du Manitoba est inondé, il faut que j’écoute les nouvelles en anglais si je veux en avoir pour plus de trente secondes. Si Rio Tinto met ses travailleurs en lock-out, inquiète-toi pas, je le sais, mais il fallait écouter en anglais pour savoir si les mines de Sudbury allaient rouvrir pendant un des plus importants conflits de travail de l’histoire du Canada. Si je veux des nouvelles sur n’importe quelle équipe de hockey à part le Canadien (ou le Lightning), il faut que je passe à l’anglais.

Je ne crois pas être le seul à faire plus confiance aux Mansbridge et aux Robertson de ce monde qu’aux Derome, Galipeau et Durivage du Québec.

Quand on fait du journalisme, il faut faire des choix au niveau du contenu. Ces choix  finissent tôt ou tard par définir la ligne éditoriale, et à long terme, le cadre de référence des téléspectateurs. Ce qui me ramène à cet article du Huffington Post Québec (ou encore l’article semblable en anglais dans le Globe and Mail) où on relève une citation qui exprime parfaitement pourquoi la québécisation de Radio-Canada me fait peur:

«Les Canadiens syntonisant l’édition nationale du Téléjournal sont généralement exposés à une vision partiale et potentiellement non représentative de la réalité canadienne.»

– Extrait du rapport déposé à la CRTC par le sénateur Pierre de Bané

Canadiens. Pas juste Québécois. Parce que, oui, c’est triste que les Québécois soient fermés d’esprit, mais même si Radio-Canada n’avait rien à se reprocher, il y a toute une industrie médiatique qui répète constamment à la population/nation/audimat que leur nombril c’est le plus beau. Oui, c’est triste pour les Québécois qui se regardent le nombril, mais c’est encore plus triste, selon moi, pour les centaines de milliers de francophones/philes au pays, qui se forcent pour comprendre quelque chose qui ne les concerne pas, qui ne les concernera jamais. La volonté d’ouverture envers le français, et envers le symbole de la SRC, que l’on soit francophone hors Québec, french-but-I-don’t-speak-it, ou simplement canadien ouvert d’esprit, se transforme rapidement en aliénation, et on se retourne vers CTV ou CBC parce qu’on veut être informé de ce qui se passe dans notre pays.

Et maintenant, j’arrive à la partie de mon texte où je fais des grandes généralisations et où vous allez me dire que je suis plein de marde, que je suis démagogue, que je ne sais pas de quoi je parle, et (si j’ai bien calculé) vous allez essayer de me prouver que j’ai tort.

Les médias québécois (dont fait partie de facto Radio-Canada) ont avantage à ce que le public québécois reste québécois. On chiale contre Pierre Elliot Trudeau (ou Justin, tiens), contre les écoles passerelles, contre l’école d’immersion anglaise, contre les noms de marque anglophones, contre les immigrants qui parlent anglais… Et c’est vendu comme la réalité. Rares sont les bulletins de nouvelles québécois qui vont établir un lien entre la situation au Québec et la situation (souvent très semblable) ailleurs au Canada. Montréal s’assimile? Sudbury aussi! Stephen Harper? On l’aime pas plus nous autres! Gaz de schiste, je te présente sable bitumineux. Selon les médias, l’exceptionnalisme québécois est un fait accompli, irréversible et coulé dans le ROC.  Et ensuite on se demande pourquoi les Québécois semblent se câlisser du Canada…

  • Mathieu

    Bon texte. Pour les grandes généralisations, je pense comme toi.

  • LeCanardHasBeen

    Cliquez ce soir circa 17h « Les obligations du diffuseur public » tel que présenté au comité sénatorial des LOs:

    http://www.parl.gc.ca/SenCommitteeBusiness/Notice.aspx?parl=41&ses=1&comm_id=595&Language=F&meeting_id=13339

  • JeDisMonMot

    Arrêtez donc de prétendre que Radio-Canada est centré SUR le Québec. C’est un discours fallacieux, tendancieux, démagogique. Tout aussi nombriliste que le nombrilisme qu’il décrit.

    Allez faire le tour des régions du Québec, juste pour voir si, dans les chaumières de La Tuque (300 km de Montréal), Senneterre (500 km) ou Lac-Etchemin (300 km), les gens estiment que Radio-Canada leur parle. Allons, donc ! Z’êtes sérieux quand vous écrivez tout ça ?

    Que je sache, ce sont pourtant plus de la moitié des quelque 8 millions de Québécois qui habitent en-dehors de l’agglomération urbaine de Montréal.

    Au lieu de se monter les uns contre les autres, on aurait tout intérêt à travailler en collégialité avec nos concitoyens de partout ailleurs dans la francophonie canadienne qui, eux non plus, ne trouvent guère plus encourageante l’image que leur télévision et leur radio d’État leur renvoie.

    Radio-Canada est centré sur la métropole, Montréal. Point à la ligne.

    Je ne trouve à peu près plus rien d’intéressant dans cette télévision hormis mon bulletin régional de 18 h. J’habite pourtant la région de la Capitale qui, à ce que je sache, n’est pas non plus réputée pour être un trou.

    Le reste du temps, je ne regarde presque rien là-dessus.

    Même le Téléjournal de 22 h ne vient plus me chercher, pas plus que « Tout Le Monde En Parle » par exemple dont on n’en finirait plus de compter les invités que l’on voit et revoit depuis toutes les années que l’émission existe.

    Une fois le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine ou encore les ponts Champlain et Victoria franchis, hors de Montréal, point de salut.

    Ce n’est pas caractéristique à Saint-Boniface, Moncton ou Lac La Biche. C’est caractéristique de l’ensemble de la constellation qui gravite autour du noyau montréalais.

    Même en poussant une pointe jusqu’en Montérégie, qui n’est pourtant qu’à un jet de pierre de l’autoroute Ville-Marie, il faut quelque chose d’exceptionnel comme une crise du verglas, une inondation ou encore une crise autochtone. Là, le camion de reportage se déplace.

    Autrement, c’est la gazette local et peut-être un site Web qui couvrent l’évènement, quand ils sont chanceux.

    Je suis assez écœuré de voir le monde travailler en vase clos comme ça, puis de faire du crêpage de chignon : « Mon chien écrasé est plus important que le tien à montrer à’tivi ! »

    • cybik

      Bref, il a eu raison sur toute la ligne en disant que le québécois moyen va protéger le Québéconombrilisme. Bravo. /slowclap

  • Le senateur De Banné a absolument raison. Les contribuables non souverainistes sont tannés d’entendre tout le temps des nouvelles, des spéctacles, des talk shows, qui prônent l’indipendence et l’utilisation exclusive de la langue française. On veut avoir un service pan canadien, qui nous informe en français de tout ce qui arrive dans le monde et au CANADA entier.

    • Onauratoutvu

      Chaque province ou presque a son service de nouvelles régionales de Radio-Can en français.
      Cependant, pour ce qui est des nouvelles nationales, plus du 3/4 de l’auditoire francophone, qui paye aussi pour cette télévision, est au Québec. Il n’y a rien de planifié au fait que Radio-Canada parle beaucoup du Québec… C’est purement mathématique. Si plus du 3/4 de la communauté francophone se situe au Québec, il y a de très grandes chances que plus du 3/4 des choses qui se passent dans la communauté francophone se passent également au Québec… Il n’y a rien qui va changer à ce niveau là… À moins que les francophones hors Québec se mettent à se reproduire comme des lapins… 😉

  • Bob

    «Et ensuite on se demande pourquoi les Québécois semblent se câlisser du Canada…»
    Laissez-moi répondre à cette affirmation. On se câlisse du Canada pour une raison toute simple : parceque nous ne sommes pas canadiens.

    • cybik

      Juste pour ton commentaire je suis tenté de voter NON au prochain référendum.

      Signé:
      Un souverainiste lucide.

      • Bob

        Ça ne me semble pas très « lucide » de voter non à une cause qui nous est chère par esprit de contradiction à cause d’un commentaire sur un forum.

        Je suis désolé de vous décevoir mais la majorité des québécois ne se considèrent pas canadiens. Au lieu de vous plaindre que le Canada ne les intéressent pas et d’essayer de changer les choses, vous devriez juste prendre conscience de ce fait et l’accepter avec sérénité.

        Le Québec et le Canada sont deux pays chacun avec leur identité propre. J’apprécie le Canada (comme j’apprécie plusieurs pays d’ailleurs). Mais je ne suis pas plus canadien… que espagnol, chinois ou états-unien. Les nouvelles du monde m’intéressent, bien sûr.

        Mais je suis content que Radio-Canada francophone soit un service adapté à mes besoins. Soit dit en passant j’écoute énormément Radio-Can, et j’ai souvent des nouvelles du reste du Canada. Pas assez dites-vous ? Allez sur le site de Statistiques Canada et comparez le ratio francophone par province. Vous comprendrez pourquoi on s’adresse surtout aux acadiens et aux québécois.

        • Marc

          C’est quoi le nom de pays sur ton passeport Bob? Et l’hypocrisie de s’approprié de Radio CANADA te surpasse à ce point là?

          • Bob

            @Marc:

            – C’est écrit Canada sur mon passeport. Je suis donc « officiellement » canadien

            – Je paye des taxes et des impôts au gouvernement Canadien

            – Je ne vois pas en quoi c’est une hypocrisie de profiter d’une radio d’état francophone pour les canadiens francophones puisque mes taxes et mes impôts la financent en partie et que je suis « officiellement » canadien.

            – La majorité des franco canadiens sont au Québec et NB c’est donc normal que le service français de Radio-Canada s’adresse à eux.

            En attendant que le Québec soit un pays c’est le meilleur compromis pour moi. Je doute malheureusement que ça se fasse à court terme mais ça ne m’empêche pas de croire que c’est la solution souhaitable et de travailler dans cette direction. Si le Québec devient indépendant on aura une radio et télévision d’état qui nous ressemble (sans se faire accuser d’hypocrisie par la même occasion).

          • 236 000 Acadiens au NB et 600 000 francos en Ontario, vous venez de nous montrer par A+B que Radio-Canada devrait diffuser plus de reportages et de nouvelles sur les francophones minoritaires hors Québec, cela éviterait à certains de dire de grosses conneries.

          • Bob

            Je voulais parler de proportion et non de quantités. Je me suis effectivement mal exprimé.

          • Bob

            Petit détail, je n’écoute pas la télévision. Et je peux vous assurer que la radio de Radio-Canada parle souvent des communautés franco-ontariennes et acadiennes. Occasionnellement même des francophones d’autres provinces. Effectivement la télé de radio-can me semble plus exclusivement québécoise, effectivement.

          • Onauratoutvu

            Bien sûr que Radio-Canada parle aussi des autres communautés francophones… C’est normal qu’elle parle cependant beaucoup plus du Québec puisque probablement 85% de l’auditoire francophone s’y trouve.

            Par exemple au Québec on parle beaucoup plus de ce qui se passe dans la région de Montréal et de Québec que dans n’importe quelles autres régions et c’est normal… L’auditoire s’y trouve! Il y a un phénomène proportionnel qui se produit sans que ce soit planifié… Ça se fait tout seul d’une manière naturelle.

        • Onauratoutvu

          Bob, vous avez entièrement raison!… C’est exactement ça… Ce n’est pas plus compliqué que ça.

          Il y en qui doivent assumer et surtout allumer!

          Ce n’est pas une question d’être contre le Canada… C’est juste que le Canada est plus notre voisin que notre pays. Le Québec et le Canada sont effectivement 2 pays… Je ne suis pas plus attaché au Canada qu’au États-Unis… malgré que je les respecte les 2.

          Pour ce qui est de ceux qui se plaignent que Radio-Can parle trop du Québec, la raison est simplement que le gros de la population francophone s’y trouve… C’est aussi simple que ça. Ce n’est pas dutout une question de tourner le dos aux autres communautés francophones envers qui le Québec est très sympathique…

  • Pour ajouter une généralité à ton dernier paragraphe « démagogue plein de généralités », j’irais jusqu’à dire que non seulement le Québec ignore totalement le Rest of Canada, mais il passe son temps à se comparer à la France plutôt que d’essayer de voir se qui se fait dans la province voisine. Au lieu de passer son temps à se casser le cou à essayer de voir de l’autre bord de l’Atlantique, le Québec a juste besoin de se r’virer un peu pour voir ce qui se passe d’l’autre bord…

    Le dernier exemple de « ma généralité » est passé à l’émission Une heure sur terre, pas plus tard que le 5 octobre dernier. J’ai été sidérée de voir que le propos de l’émission était de comparer le système de santé malade du Québec avec celui de la France, alors que le système ontarien est déjà beaucoup mieux que celui du Québec. Pourquoi Lépine et son équipe n’ont pas simplement pris une van de Radio-Can pour faire 2h de route vers Ottawa ou encore 5h de route vers Toronto? Il suffit de fréquenter les urgences de Montréal et celles de Toronto pour constater la méchante différence!

    Ah c’est sûr, faudrait surtout pas dire aux Québécois qu’il y a des choses qui marchent mieux que chez eux dans le RoC. À les entendre parler le Canada est plate pis c’est juss d’la marde. Parler de ce qui va bien dans les provinces voisines, ça va justement à l’encontre de l’intérêt des médias dont tu parles, c’est-à-dire l’avantage à ce que le public québécois reste québécois, et surtout, entretenir l’idée que ce qui se passe au Canada est totalement sans intérêt.

    Ah c’est sûr, un voyage en France c’est toujours plus agréable. Un voyage aux frais de la princesse qui profite qu’à une seule province au final, quand on y pense. J’ai toujours pour mon dire que cette fameuse manie des Québécois à se comparer ou se mesurer à la France est symptomatique du complexe d’infériorité que le Québec a toujours eu et entretenu avec la France.

    Ceci étant dit, c’est pas la première fois qu’on dénonce le nombrilisme québécois chez Radio-Can, alors je me dis « Caisse que ça va changer? Hein hein! » Mais le truc qui me fait rigoler à chaque fois, c’est de constater à quel point les Québécois profitent (et ont besoin!) de cet outil canadien pour diffuser leur propagande nombriliste. La meilleure c’est quand un animateur conclue en remerciant les téléspectateurs « partout au pays d’avoir été là » (as seen on TV, à La Facture). De quel pays il parle lui là là? Mouhahaha!

    • Onauratoutvu

      C’est assez ridicule ton commentaire…
      Bien sûr qu’on se compare aux autres provinces et surtout à l’Ontario qui est le voisin direct… Par contre, oui on aime faire aussi des comparaison avec la France parce que dans bien des cas, même si elle est très loin par rapport au ROC, le lien identitaire y est parfois beaucoup plus fort.

  • Radio Québec n’existe pas, c’est peut-être ça le problème … Un conseil, regardez la politique de la Generalitat de Catalunya sur les médias. Catalunya Ràdio et TV3, ou simplement iCAT sur le net.

  • Salut Félix,

    T’as soulevé quelques bons points que je pense que Radio-Canada a besoin d’entendre. Avec cela, je t’encouragerais aussi de réfléchir à quelques éléments.
    1) Il est normal que Radio-Canada parle davantage du Québec ou du Canada français que des régions où elle n’a pas d’écouteurs. On ne parle pas assez du Canada français hors Québec, mais je ne pense pas qu’on doive parler proportionnellement de chacune des provinces. D’ailleurs, les statistiques du sénateur sur ce déséquilibre ne sont pas très étonnantes à mon avis. Sa vision est un Radio-Canada où l’on parle à 25 % du Québec, 40 % de l’Ontario, etc., une critique qui s’appliquerait aussi à CBC.2) C’est un mythe que CBC parle du Canada français ou du Québec. On pourrait autant critiquer CBC pour le fait qu’il s’intéresse aussi peu ou mal aux francophones.3) Il reste à prouver que les Québécois sont plus fermés que les Canadiens anglais. Les minorités ont l’avantage (un des rares) de comprendre les deux solitudes, dont la preuve est incarnée en Chantal Hébert. 4) Je pense que les Francos pourraient s’intéresser un peu plus au Québec, sans tomber dans le Québec-bashing qu’on retrouve dans les médias anglais. On devrait parler plus de nous, mais suggérer que nous ne nous intéressons pas au Québec ne nous aide pas.

    En tous cas, félicitations pour le coup de gueule.

    • Ça n’excuse pas que les nouvelles sur le Canada soient traitées comme de l’actualité internationale.

  • LeCanardHasBeen

    Le
    problème serait moins pire si la SRC diffusait des nouvelles du Québec
    sous un « onglet » Québec et nouvelle Canada sous « l’onglet » Canada. Alors
    chacun saurait ou aller pour s’informer selon ce qui intéresse. Suivant
    cette logique incidemment, les nouvelles sous l’onglet Québec couvrirait
    principalement Montréal. Pas sûr si les gens en « régions »
    au Québec apprécieraient… Un groupe minoritaire incidemment s’en prend toujours à un groupe encore plus minoritaire. Les comportements de meute me font généralement chier.

    • Voyons donc, pourquoi séparer les nouvelles du Québec et celles du Canada? C’edt justement ce que je plains, il ne faut pas isoler le québec!

      • LeCanardHasBeen

        CBC organise généralement ses nouvelles par province au-delà de l’onglet « Canada », Pas sûr si c’est une bonne idée d’essayer d’imposer aux gens s’ils doivent « cliquer » Canada ou bien leur province d’intérêt et même ville/région d’intérêt. A l’ère du numérique, on devrait pouvoir façonner les nouvelles qui nous intéressent selon des étiquettes ou tag. Les nouveaux grands joueurs médiatiques (e.g. Google et Yahoo News) le permettent depuis déjà fort longtemps. Se déchirer entre francos sur comment les vieux médias doivent ordonner les nouvelles me semble jouer « là ou la rondelle était, pas ou elle va ».

      • Bob

        Pourquoi ? Ah oui, c’est vrai, on parle 2 langues différentes (désolé d’exclure les minorité franco-canadiennes dans mon affirmation… elles restent des minorités malheureusement).

        • Tes deux solitudes sont un anachronisme

          • Bob

            — Wishful thinking —

  • Je voudrais simplement rajouter que des nouvelles sur les communautés en milieu minoritaire, ce n’est pas ce que je demande ici. Je voudrais simplement avoir l’impression que le Québec fait partie du Canada quand j’écoute les nouvelles, au lieu d’être traité avec autant d’importance que le reste de l’actualité internationale.

    • Onauratoutvu

      C’est peut-être que le Québec est devenu un pays… bien que ce ne soit pas encore officiel.

  • Onauratoutvu

    Si jamais le gouvernement décide de dépenser des fonds publics pour, artificiellement, parler plus des autres communautés francophones, en tout respect pour les Francos-Canadiens envers qui j’ai beaucoup d’affection, l’auditoire de Radio-Canada risque juste de moins écouter cette chaîne puisqu’il risque de se tânner d’entendre parler de choses qui n’ont pas nécessairement d’intérêt.

    À titre d’exemple, à Radio-Canada on n’entend pas beaucoup parler des régions moins populeuses du Québec… On en entend parler que s’il y a quelque chose d’intérêt qui s’y passe… C’est normal! Et puisque Montréal et Québec sont plus grosses et populeuses, ce sont des choses en lien avec ces villes qu’on entend le plus parler.