ACFO du Grand Sudbury (1910-2010)

L’agence de transfert de courriels et de vente de marchandises franco-ontariennes, l’ACFO du Grand Sudbury, est morte de sénilité sans que personne s’en rende compte avant aujourd’hui. Son corps a été retrouvé, enseveli du drapeau franco-ontarien, sur le chantier de construction du Collège Boréal la nuit dernière. Le bureau du coronaire du Grand Sudbury a confirmé que l’autopsie indique que l’ACFO du Grand Sudbury est morte quelque temps à l’automne 2010 à l’âge de 100 ans.

L’ACFO du Grand Sudbury était principalement reconnue pour son prestigieux Prix de la Personnalité franco-ontarienne de l’année qu’elle décernait annuellement depuis 1983 à la personne ayant acheté le plus de drapeaux franco-ontariens. Un dîner de la francophonie en l’honneur de l’ACFO du Grand Sudbury sera présenté jeudi par la Coopérative funéraire du district de Sudbury. Heureusement, elle y avait déjà gagné une membriété gratuite.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’est encore pas clair si le site Internet francoSudbury.com, le one-stop shoppe de la francophonie à Sudbury qu’elle maintenait, demeurera disponible. Toutefois, sa boutique de gugusses franco-drapeaux est toujours en ligne et servira à financer une fondation en son honneur.

Elle laisse également dans le deuil ses cousines : l’Assemblée de la francophonie ontarienne, l’Association des communautés francophones d’Ottawa, l’ACFO de Prescott et Russell, l’ACFO de Windsor-Essex-Kent, l’ACFO régionale de Hamilton, entre autres, autres, autres et autres. Elle est précédée dans la mort par l’ACFO régionale Supérieur-Nord qui s’est enlevée la vie en 2006.

La famille demande que l’on envoie que des fleurs vertes et blanches.

  • SM

    Ç’aurait eu un meilleur effet avec un minimum de perspective historique. Il y a beaucoup de recherche qui se fait présentement sur l’ACFO provinciale et je prépare un article sur la question des régionalisme dans laquelle des relations avec des ACFO régionales est traitée. L’ACFO du Grand-Sudbury est une des première (si pas la première) avec celle de Hearst (Grand-Nord) à s’incorporer et déclarer son indépendance de la maison-mère d’Ottawa.

    Dit autrement: si on n’est pas de Sudbury/À Sudbury, on s’en fiche très royalement de ce commentaire éditorial. Il faut donner au lecteur un sens de l’urgence (ou non.. j’imagine) et de l’inscrire dans un récit qui problématise mieux la question.Voir notamment Guy Gaudreau, Bâtir sur le Roc. De l’ACFÉO à l’ACFO Du Grand Sudbury (1910-1987), Sudbury, Prise de parole/Société historique du Nouvel-Ontario, 1994, xvii-223 p.

  • Meh

    Il y a longtemps que l’ACFO Sudbury est more. Rien de nouveau.

  • Arthur Laliberte

    C’est facile de gueuler et de se moquer des institutions quand on se cache derrière un sobriquet. Tu sais croquemort, on peut faire plus pour la communauté que cracher son venin via son clavier. Si tu es né en Ontario et peut écrire de la sorte, c’est que l’ACFO (ACFÉO) a milité pour la création d’écoles francophones et le rehaussement des programmes francophones au niveau postsecondaire. L’ACFO et les agences sont le reflet du dynamisme de sa communauté et si tu ne le savais pas, tu fais partie de cette communauté. Au lieu de regurgiter sur la scène publique, tu devrais appuyer les institutions et participer à le redynamiser. Sauras-tu relever le défi? Qui sait, ton clavier pourrait être utile à l’ACFO si ce n’est que pour assurer la mise à jour de leur site web, tâche que tu pourrais accomplir dans ton sous-sol loin et à l’abri de la communauté.

    • On s’attendrait donc, à ce que tous les jeunes issus des écoles de langue française en Ontario prenne le flambeau et aillent travailler à l’ACFO? Embrigader ces jeunes pour qu’ils aillent travailler chez l’ACFO pour faire… umm ce que l’ACFO fait (à part du service de santé, pas certain ce qu’ils ont fait dernièrement… sûrment quelque chsoe d’important… mais rien de trop visible).
      Est-ce qu’on peut rêver un peu plus grand que ça?

    • LeCanardHasBeen

      Il y a des contenus sur TG qui ne « gueulent » pas et mériteraient de meilleurs soutiens. Pourquoi ne pas y participer alors? Ou encore soumettre les votres? Je préfère féliciter ces jeunes pour mettre de l’énergie en français plutôt que de les rabrouer.

      J’ai trouvé celui-là plutôt cute. Le réseau associatif dans son ensemble a tardé à se mettre à jour avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui. Twitter et Facebook et le web 2.0 demeurent utilisés (si ils le sont) comme de nouveaux canaux de broadcast qui ne rejoignent personne plutôt que comme canaux de réengagement de tous ces francos qui ont défroqué. Le concept d’organisation « porte-parole » n’a jamais été adéquatement mis à jour à mon avis. Pourquoi par exemple ces organisations dites porte-parole ne participent pas davantage au webzine de TG ou le forum qui l’a précédé? Je suis content de voir que le milieu institutionnel (e.g. RadCan + enseignement + provincial) contribue positivement à TG. Cela me semble encourageant!

  • On s’attendrait donc, à ce que tous les jeunes issus des écoles de langue française en Ontario prenne le flambeau et aillent travailler à l’ACFO? Embrigader ces jeunes pour qu’ils aillent travailler chez l’ACFO pour faire… umm ce que l’ACFO fait (à part du service de santé, pas certain ce qu’ils ont fait dernièrement… sûrment quelque chsoe d’important… mais rien de trop visible).

    Est-ce qu’on peut rêver un peu plus grand que ça?

    • Nicole

      Rêver c’est beau mais il faut aller plus loin que ça et agir.  L’ACFO a sûrement eu sa raison d’être mais elle ne suffit plus aux besoins des francophones alors au lieu de voir ce qu’elle n’a pas fait pour nous il faudrait se relever les manches et découvrir ce qu’on peut faire pour nous.

      Nicole

  • Y a pas à dire, les commentaires volent et virevoltent dans tous les sens… 

    Je ne cacherai pas mes couleurs : pour le métèque que je suis, ce texte était drôle. Facile, comme le déplore Arthur Laliberté? Sans doute, mais drôle néanmoins. C’est que je me demande moi aussi à quoi sert l’ACFO du Grand Sudbury, très concrètement. Quand je songe aux institutions qui occupent le terrain, ce sont le Carrefour francophone, la Slague, Rad-Can, le Salon du livre ou le TNO qui me viennent en tête. Mais l’ACFO? Je n’y pense jamais.« Manque de perspective historique », dit SM. Certes. Mais ces nécrologies n’ont pas été conçues dans l’esprit d’essais argumentatifs. On ne leur reprochera donc pas de ne pas être ce qu’elles ne sont pas censées être.