L’Ontarienne débarque

J’attends depuis plus d’une heure pour renouveler ma carte étudiante et le gars au comptoir me demande si j’ai une autre pièce d’identité, quelque chose de plus officiel, comme une carte émise par un ministère. Un peu confuse, je lui réponds que je ne sais ce qu’il veut de plus… «Un permis de conduire, il me semble que c’est assez officiel, non?!» Le gars regarde à nouveau ma pièce d’identité et se rend compte (enfin!) que c’est un permis ontarien. C’est aussi à ce moment qu’il m’adresse la parole en anglais. Inutile de lui demander pourquoi, je connais malheureusement déjà la réponse, qui est toujours sensiblement la même. Il va probablement m’expliquer comment le cousin de son père, qui a déménagé à Toronto dans les années 1980, s’est fait assimiler et comment, selon cette logique, il est convaincu qu’il n’y a pas réellement de francophones en Ontario. Chaque fois que j’entends ce genre de réplique, je me demande s’il s’agit d’une blague. Comment peut-on ne rien connaître au sujet du plus gros contingent de francophones habitant à l’extérieur du Québec?  Plus d’un demi-million de personnes!

J’ai grandi dans le Nord ontarien, dans une région où l’assimilation n’était pas un enjeu et où il fallait même plaider avec les élèves pour qu’ils parlent anglais. Situation rare, certes, mais qui existe néanmoins dans quelques villes ontariennes. Étonnamment, l’événement qui marque ma prise de conscience ne fut pas tellement mon arrivée en région majoritairement anglophone, mais plutôt mon déménagement dans la province voisine. Je me suis réellement identifiée comme Franco-Ontarienne, ayant des motivations politiques et culturelles distinctes, pour la première fois de ma vie en habitant au Québec; preuve que la langue n’est pas toujours un facteur d’unification.

Il faut dire que j’ai été surprise d’apprendre combien de Québécois ignorent l’existence des communautés francophones hors province. À maintes reprises, j’ai dû expliquer, même à des collègues historiens, que la présence française en Ontario date depuis longtemps et qu’il est effectivement toujours possible d’y vivre en français. Il me semblait parfois farfelu d’expliquer à des universitaires comment le reste des Canadiens français n’avaient pas soudainement cessé d’exister au moment de la Révolution tranquille, du moins, pas sur le plan démographique. J’ai vite compris que les liens de solidarité avec le Québec étaient très faibles, même si, en réalité, la frontière ontarienne se trouvait tout près, à une centaine de kilomètres.

Je suis partie au Québec pour poursuivre mes études en français. Non pas parce que c’était impossible en Ontario, mais parce que le choix de programmes dans mon domaine était limité. À peine quelques minutes après ma première rencontre avec mes collègues, j’étais vouée à être l’anglophone du groupe. Ce n’était pas à cause de mon accent, mais plutôt à cause de mon origine, qui, en quelque sorte, garantissait que je maîtrisais probablement mieux l’anglais. Si je m’exprimais relativement bien en français, c’était sûrement parce que j’avais habité près de la frontière ou encore parce que mes parents étaient Québécois. Impossible que ce soit plutôt à cause des institutions francophones que j’avais fréquentées. Non. Impossible. «Tu parles très bien français pour une anglophone!» Comment même réagir à cette remarque sans perdre son sang-froid?

Pourtant, l’existence des Franco-Ontariens ne m’avait jamais paru extraordinaire considérant le nombre de minorités linguistiques éparpillées partout dans le monde. À peine débarquée dans ma nouvelle province, je me retrouvais soudainement, malgré moi, embarquée dans une croisade cherchant à prouver et à légitimer ma francophonie auprès de mon nouvel entourage. Je passais mon temps à fournir des explications détaillées sur l’histoire du fait français en Ontario. Pire encore, je justifiais, avec des arguments irréfutables, pourquoi j’avais aussi le droit de vivre en français.

Il n’est certainement pas facile de vulgariser la situation des francophones en Ontario, mais obstinément, j’ai voulu informer mon entourage quant à la complexité de la question. À maintes reprises, j’ai pris soin d’expliquer comment la francophonie se vivait différemment en situation minoritaire. J’ai aussi expliqué à quel point les Francos-Ontariens étaient éparpillés partout en province, rendant parfois difficile le ralliement. J’essayais ultimement d’inculquer à mon entourage qu’il y avait des gens qui continuaient – par choix – de vivre en français en Ontario, malgré leur situation minoritaire. C’était malheureusement un débat perdu d’avance. À la fin, j’étais épuisée de réitérer sans cesse la même chose. La plupart du temps, on ne se gênait pas pour me rappeler que j’étais seulement un dead duck, dont toutes les luttes, passées et futures, étaient futiles.

Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie comme si c’était peut-être illogique de vouloir continuer à vivre en français en Ontario en n’ayant pas l’appui du Québec; questionnement qui ne m’était pourtant jamais venu à l’esprit auparavant. Malgré l’opposition parfois féroce de certains groupes unilingues anglophones en Ontario, parler et vivre en français avait toujours été pour moi un fait accompli. Il me semblait alors paradoxal que l’attitude défaitiste envers les francophones hors Québec soit plus forte dans la «belle province» que dans ma province d’origine. À vrai dire, je n’avais jamais rencontré un si haut niveau d’opposition à l’idée d’une francophonie pancanadienne avant mon arrivée au Québec. Alors que je me retrouvais enfin entourée de gens qui parlaient français quotidiennement, j’avais constamment du mal à m’intégrer tant à l’université qu’au petit pub du coin. Toutes les discussions revenaient sans cesse aux questions linguistiques et à la notion des deux solitudes. Originaire de l’Ontario, on considérait rarement mon opinion sérieusement; comme si, venant du Canada, j’étais automatiquement une fervente fédéraliste. Manifestement, l’absence de communication entre les groupes francophones au pays avait donné naissance à un dialogue de sourds.

C’est après plusieurs mois que j’ai enfin compris. «Tant pis, câlisse! Ce que pensent les Québécois n’est pas important!» Le refus systématique du Québec à être solidaire avec les francophones ailleurs au pays ralentit peut-être l’avancement des projets en Ontario français, mais il ne les empêche certainement pas. Si on parle encore français en Ontario aujourd’hui, c’est, à mon avis, malgré le Québec, qui préfère se donner une vitrine internationale plutôt que de tisser des liens avec le Canada.


Image: Gadaffi Duck, Inkbot Design, 2011

  • PlumedeCorbeau

    Yes!! Ce texte illustre parfaitement mes années vécues à MTL. Des soirées et des soirées passées au bar où je travaillais à essayer d’expliquer contre tout le monde la réalité francophone en Ontario. Cependant, il n’était pas possible pour moi de terminer une seule phrase tant on se ralliait contre moi sans essayer de comprendre que non, je ne suis pas une exception, y’en a pas mal d’autres.À un moment donné, je suis allée à la SAQ. Je parlotte un peu au gars à la caisse en achetant mon vin. Au moment de présenter ma carte d’identité, une carte santé de l’Ontario, le gars me regarde d’un air croche et fier de son coup d’avoir attrapé une ‘underage’ et me dit « Ontario einh? C’est pas une vraie carte, tu parles français. » Je ne suis pas du genre à donner un air bête à un inconnu, mais je n’ai pas pu me contenir. Je lui ai dit de regarder mon nom (un nom 100% francophone, tu peux pas te tromper), en lui disant q’il y avait pas mal de francophones en Ontario. Il a eu l’air de se sentir vraiment gêné, puis, s’excusant, a accepté ma carte. Après, c’est correct nous sommes devenus amis parce qu’il faut bien s’aimer pareil.

  • Véronique Desjardins

    Sophie, ! Je suis de ton côté !! Cet Article est incroyable … we are soul mates  !!  Merci Plume de Corbeau pour l’avoir mit sur ton Facebook !!!

  • Jekkoh

    Quelle
    belle synthèse d’une situation très similaire à celle que j’ai vécu moi-même en
    arrivant à Montréal.  Je n’aurais pu rédiger mieux!  C’est quand même drôle
    qu’un peuple qui conteste la disparition de sa langue et sa culture peine à
    comprendre et accepter notre existence… Je dois dire par contre que j’ai
    adopté une attitude de laisser-faire beaucoup plus vite que l’auteure. Me
    disant: « Comment faire entendre à un Québécois quelque chose qu’il ne veut pas
    écouter? », j’ai vite conclu que « chialer et revendiquer » était simplement
    quelques-unes des bases de la culture québécoise. En premier lieu, je trouvais
    cette conclusion plutôt simple, probablement erronée et surtout rancunière, mais
    en m’impliquant de plus en plus dans ma communauté montréalaise, je dois dire
    que cette idée initiale penaude devient cimentée dans ma pensée. « Chialage et
    revendiquage » sont présent dans toutes les sphères à différents niveaux.  Les
    gens peinent à s’écouter, attendant plutôt que l’autre termine (ou parfois même
    pas…) de parler pour « chialer et revendiquer » leur point de vue. Évidemment,
    cette conclusion est généraliste et n’inclut pas chacune de mes connaissances
    québécoises. Cette vision est probablement aussi biaisé par le fait que la
    majorité de mes connaissances sont dans les débuts de leurs âges adultes – un
    temps de « chialage et revendiquage » pour tous.  Je reste néanmoins convaincu que
    ce phénomène de « chialage et revendiquage » reste une partie intégrale de la
    culture Québécoise, ou du moins Montréalaise, qui fruste tellement de
    Franco-Canadiens y déménageaient.

  • Moi je suis née a hull d’une famille francophone, et je dois dire que ma proximitée avec ottawa ma rendu très sensible a votre cause et très hostiles a ceux que je nomme « les maudits traites séparatistes ». Je crois aussi a une francophonie Pan Canadienne et je compte me joindre a la comunautée franco-ontarienne bientôt. Avec les séparatistes, le seule remède c’est l’éducation. Lâché pas les amis!

    • J’ai rarement lu autant de mépris (et de fautes de français) en si peu de mots. Lâche pas, l’ami!

  • Mes quatre répliques que j’adore (détester): 1-Hein? Tu viens de l’Ontario? Tu parles donc bien le français pour un anglo! (Ma réplique: Cristi, avec un nom comme Joseph Jean-Marie Gagné, ai-je l’air d’une tête carrée?)

    2-Hein? T’est un esti d’Ontarien! (Ma réplique: Euh, non. Je suis Franco-Ontarien. Ou Ontarois même. Pas Ontarien. Ça, c’est un anglophone.)
    3-Hein? Ça parle pas français en Ontario! J’ai déjà voyagé là et le gars dans la seule station service où j’suis arrêté dans la province en me dirigeant en Colombie-Britannique ne jasait que l’anglais!  (Ma réponse: Ah ouin? J’savais pas que ça parlais français au Québec… le seul Montréalais à qui j’ai jasé jacassait en Shakespeare!)
    4-Hein? Pourtant, t’as pas l’accent de l’Ontario! (Ma réplique: Lequel? Celui du Nouvel-Ontario? De Sudbury? De Welland? De North Bay? D’Ottawa?…) Ouais, mais… t’as pas l’accent Québécois… (Ma deuxième réplique : Lequel? De Montréal? De la Beauce? Du Saguenay?)

    • Nicole

      Des répliques comme celles-là il faut continuer à les faire!  Faut pas se gêner et se montrer blessés mais plutôt se remettre sur la carte et être fiers de nos accents qui nous donnent de la couleur et de la saveur!

      Nicole

    • Patt Leblanc

      Le fait que tu connais la ville de welland me chauffe le cœur. 🙂

    • Ma réplique est la suivante lorsque l’on me dit que je possède un bon français, même si j’habite en Ontario: « Merci, toi aussi! »
      Habituellement, la conversation arrête assez sèchement car l’autre se trouve un peu bouche bée de se faire dire qu’il a aussi un bon français…

  • RIchard Theoret

    Si Radio-Canada à Montréal parlait plus des francophones à l’extérieur du Québec, peut-être que les Québécois sauraient que nous existons, que nous sommes 1 million +, que nous vivons en français, que nous avons nos institutions etc…. Le fait que nous sommes là va à l’encontre d’une vision simpliste qui un Québec français et un Canada anglais.

    • Chapeau à des émissions comme Bouillant de Culture avec Patrick Masbourian et Monique Giroux qui

  • LeCanardHasBeen

    Coudonc, faut-il une section Québec bachigne sur TG? 😉

    Je partage certainement une multitude de doléances à l’égard du Québec mais me dis qu’il y a des ti-casques partout. En effet Radio-Can Montréal compte une large part.

  • LLV

    Excellent commentaire, j’ai vécu la même chose en étudiant au Québec. « Mais t’as pas d’accent! » Combien de fois je l’ai entendu. Une autre question que j’ai maintefois du repondre: « Mais t’es né au Québec. » Mais non… et je suis de l’avis de Richard Theoret. Les Québécois refuse de reconnaître que nous existons puisque ça va à l’encontre de leur rêve.Par contre ils adopte les notres lorsque ça fait leur affaire, Patrice Desbiens, Damien Robitaille, Jean-Marc Dalpé et j’en passe. Ils adoptent aussi les Manitobains mais n’ossnte pas adopter les Acadiens. L’identité des acadiens est plus forte que la leur!
    Je m’amusait lors du référendum de 1995, »Qu’aller vous faire du Pontiac » les Québécois n’avait aucune idéé que le Pontiac est un conté du Québec! Typique des américains qui ne connaissent pas leur géographie.
    Triste à dire mais le Québec est le plus gros nombril du monde.

  • Serge Dupuis

    Salut Sophie,
    J’aime bien plusieurs de tes points. Pour ajouter de l’eau à ton moulin, lorsque je suis allé consulter les Archives nationales du Québec à Montréal, on m’a dit que je devais renouveler mon accès à la lectrice de microfilms à toutes les heures puisque je n’étais pas « citoyen du Québec ». La salle avait 10 lectrices et est demeurée vide pendant la majorité de mon séjour… Heureusement pour moi, le technicien à l’intérieur était bien plus gentil.J’ajouterais seulement que les Franco-Ontariens ignorent souvent ce qui se passe au Québec et affichent, si ce n’est pas une hostilité, un certain mépris envers la politique québécoise. Preuve encore que l’Ontario français n’a toujours pas digéré la « rupture » du Canada français à partir des années 1960 (fait gaffe, l’Acadie n’a pas le même rapport au Québec car elle est plus reconnue et a ses propres assises identitaires et ethniques). Je ne dit pas que l’ignorance des premiers est justifiée, mais la nôtre est aussi gratuite par moments.

    • Sophie Lise

      Serge,

      Complètement d’accord avec toi! L’ignorance est universelle et les Franco-ontariens n’en sont pas exempts.  La question du mépris est fort intéressante. Tu soulignes un point important, les effets de la «Rupture» se font encore ressentir aujourd’hui. 

      Sur un autre plan d’idées, j’ajouterai que pour ceux qui habitent au Québec, il est parfois difficile de ne pas être hostile à la politique québécoise. Il y a des blocages administratifs importants qui nuisent à l’intégration des nouveaux arrivants. À Montréal, par exemple, un Ontarien doit souvent payer pour des services de santé en argent comptant, alors qu’il existe pourtant déjà une entente de réciprocité entre les gouvernements des deux provinces.  Un citoyen français débourse les mêmes frais de scolarité qu’un Québécois, alors que l’étudiant hors Québec doit payer un frais subsidiaire. Pour être admissibles à certains emplois, il faut que les «Canadiens» obtiennent, à travers du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec, une attribution d’équivalence pour leurs diplômes (et ce n’est pas gratuit!). Certains musées affichent des prix différents pour les citoyens québécois et les citoyens canadiens et la liste continue… Je sais forcément qu’il s’agit de politiques administratives qui ne visent pas spécifiquement les francophones. Cela dit, quand on parle déjà la langue, qu’on s’identifie à la culture et que l’on connaît même l’histoire, ces politiques sont choquantes. Difficile parfois de ne pas se sentir comme un citoyen de seconde classe. 

      • Il existe une entente favorisant l’échange d’étudiants entre le Québec et la France, mais pas entre le Québec et l’Ontario. Pourquoi blâmer le Québec plutôt que l’Ontario pour cela, Sophie? 

        Citoyenne de seconde classe? Fais-moi rire. Les citoyens de seconde classe sont ceux qui ont moins de droits. 

        • Sophie Lise

          Selon la même logique, ne devrait-on pas également obliger les étudiants québécois, et ceux des autres provinces, à payer des frais subsidiaires lorsqu’ils viennent étudier en Ontario? À ce que je sache, il n’y a que le Québec qui exige ces frais. 

          L’accès aux services de santé n’est-il pas, après tout, un droit? Oui, je me sens parfois comme une citoyenne de seconde classe quand je dois payer en argent comptant pour des services de santé au Canada. Les frais engendrés sont toujours exorbitants sans compter que les procédures de remboursement sont longues et complexes. 

          • Serge Dupuis

            Salut les deux ! 
            J’aimerais seulement ajouter qu’on paie généralement les frais de scolarité de sa province lorsqu’on étudie hors province. Un Ontarien payera les 6 000 $ en frais au Québec, comme il en payera au Nouveau-Brunswick ou ailleurs. Pour ce qui est de la question des soins de santé, il demeure complexe pour n’importe quel « ex-patrié » d’obtenir des soins de santé en gardant ses cartes d’accès d’une autre province. C’est ridicule, on forme un pays se dit-on, mais la compétence est provinciale. Sans les ententes et la prise de la « citoyenneté » provinciale (faute d’un meilleur terme), il est difficile de faire autrement. À moins que tu proposes la centralisation des compétences provinciales – et là on toucherait à un bourbier immensément sensible au sein des provinces, au Québec au premier chef.Je voulais seulement soulever qu’il me fait un peu de peine de voir la facilité des Franco-Ontariens de faire du Québec-bashing lorsque nos espoirs sont censés être semblables. On joue un peu pour l’adversaire lorsqu’on le fait ainsi. À mon avis, la rupture nous hante toujours un peu, parce qu’on berce cet espoir, ce rêve de se sentir « chez soi » au Québec. Et on digère difficilement lorsqu’on nous plaque en pleine face la fragilité de notre existence. L’assimilation continue ses ravages et la communauté continue d’être naïve par rapport aux réels remaniements qu’il faudrait pour assurer la viabilité de l’Ontario français. Au moins, nous ne sommes plus à l’époque de la haine et du mépris envers les Franco-x. Mais comme tu le soulignes Sophie, l’ignorance fait parfois plus mal que la condescendance. Je ne sais pas si mon rêve de voir renaître une certaine solidarité francophone entre Québécois et les Franco-x est complètement débile, mais je continue d’espérer qu’on se retrouvera à un moment donné. C’est bien que tu soies dans les tranchées pour parler de nous un peu 😉

          • Salut Serge! Content de te lire. Magnifique réponse, éloquente et étoffée comme toujours.

          • Carogaudet

            Bonjour,

            Je voulais juste ajouter que j’ai déménagé en Nouvelle-Écosse de l’Ontario, et j’y ai vécu un an, avant de déménager à Montréal où j’habite présentement. Je n’ai jamais eu de problème de remboursements pour les soins de santé en Nouvelle-Écosse. Ma carte de Santé de l’Ontario était acceptée et tant qu’elle était valide, on ne m’a jamais chargé un sous. Histoire complètement différente rendu au Québec. Et je ne vais même pas commencer à parler de permis de conduire, d’assurances etc. Toutes les procédures administratives du Québec m’ont complètement bouleversées, au point où je ne voulais plus rester dans une province qui ne semblait pas vouloir m’accepter. C’est vraiment dommage car je trouve que le Québec est vraiment une belle province, et les gens sont généralement très accueillants.

          • J’aimerais
            pouvoir en dire plus que Frédéric à cet égard, mais je crois que tout a été dit.
            Excellente réponse; je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul qui
            aimerait voir un renouement des liens entre francophonies canadiennes…

          • Soophie : « Selon la même logique, ne devrait-on pas également obliger les étudiants québécois, et ceux des autres provinces, à payer des frais subsidiaires lorsqu’ils viennent étudier en Ontario? À ce que je sache, il n’y a que le Québec qui exige ces frais »

            Oui, on devrait leur imposer ce genre de surcharge.Toi et ta famille, qui êtes Ontariennes, avez payé des impôts depuis longtemps en Ontario; normal, alors, de profiter de l’éducation universitaire subventionnée. Un Québécois fraîchement débarqué à Sudbury pour étudier le génie minier n’est pas dans la même situation. Pourquoi ne paierait-il pas plus cher, alors? 

            Je ne sais pas pourquoi aucune province, outre le Québec, applique une telle politique, mais je pense qu’elles devraient toutes y réfléchir sérieusement. 

            L’accès aux soins de santé est un droit au Canada, en effet, et, selon ce que je comprends, ton droit n’a pas été bafoué et tes frais t’ont été remboursés à 100%.

  • Visiteur

    Oh look, more whinging about Quebec. Like it’s better in Ontario. 

  • Caroline Thériault

    Moi aussi j’ai faite face a des commentaires du genre. Je suis déménagé du Nouveau-Brunswick vers l’Ontario pour les études (moi aussi pour la disponibilité des programmes). Je n’ai eu aucun problème jusqu’a ce que je fais face à un québecois qui disait que c’était presque impossible que je suis née et élevé dans la langue française à l’extérieur du québec. Franchement, il ne comprenait pas non plus comment je pouvais être bilingue du même coup! Allo! Nos cours d’anglais commencent à partir de la 3e année. Mais contrairement a certains, j’ai un accent. Je suis très confortable avec celle-ci et je suis très fière de mes origine Acadienne! Je parle Français, Anglais et Chiac. Peu importe avec qui je dois communiquer j’ai pas de misère à me faire comprendre. Vive la communauté Francophone hors québec!

    • Caroline Thériault

      Encore aujourd’hui lorsque je sors du coté du quebec (région Ottawa/Gatineau) je me fais demander plusieurs carte d’identité parce qu’ils (bouncer) ne savent pas a quoi ressemble les license du NB.

  • Annette Hayward

    Cette situation n’est malheureusement pas limitée aux Franco-Ontariens. Cela arrive à presque tous ceux qui n’ont pas « l’accent québécois ». Qui appartiennent, comme le dit Régine Robin, à une « minorité audible ». C’est triste…

  • Whipped_cream_and_jello

    peut etre cest a cause que les franco ontariens changent de langue a chaque 4 mots pis parlent dans un sens anglais pis j’ai une calisse de misere a traduire ce qui disent en anglais avant de repondre

    • Whipped_cream_and_jello

       a noter, je suis anglo-quebecoise la pire minorite au monde

      • Visiteur

        C’est vrai que les Anglo-Québecoise l’ont très mal. Mon amie, qui parlait français presque parfaitement mais, sans l’accent Québecoise, s’est trouvé chômeur depuis une année en vivant à Montréal. Il m’a dit qu’avec son vrai nom, il n’a pas reçu que quelques réponses à ses postulations malgré qu’il possède toutes les compétences, mais quand il a soumis la même demande à la même poste avec le nom Bélanger … Hé! C’est incroyable la discrimination! Mais je n’ai jamais su qu’ils ont une attitude à l’égard des franco-ailleurs aussi.

  • Domisoldomi

    Les Québécois se comportent avec les franco-ontariens comme le personnage de Daffyd dans ce sketch britannique… Très drôle. 🙂 http://www.youtube.com/watch?v=KrlzaBNgz-M&feature=related

  • Mini

    Bonjour !

    Je suis une québécoise qui a déménagé à Hearst, une ville francophone dans le Nord de l’Ontario. J’ai déménagé pour mon métier.

    Je comprend vraiment à quelle point ça peut être frustrant, pour vous, d’être perçu comme une
     » Tête Carré  », uniquement parce que vous êtes nés en Ontario. Je sais que plusieurs québécois  ignore qu’il existe des communautés francophones à l’extérieur de leur province,

    mais SVP, ne GÉNÉRALISEZ PAS.

    Je peux renverser la situation.

    C’est aussi frustrant pour moi quand je rencontre du nouveau monde en Ontario et que je me fais dire : Ah mon dieu tu es québécoise ! J’aime pas les séparatistes.

    Heu ? Parce que je suis québécoise, je suis séparatiste ? FAUX. La majorité des québécois est contre la séparation du Québec.

    Les québécois croient que l’Ontario est anglophone, les franco-ontariens croient que tous les québécois sont séparatistes.

    Dans les 2 cas… préjugé !

    Nous sommes tous dans le tord. Au lieu de se pointer du doigt et de critiquer l’autre…. on devrait essayer de se comprendre

    Voilà 🙂

  • Jule Dubé-Smith

     venez voir a Winnipeg! Ici, aussi, le minorité francophone se defend de ces generalizations quotidiennement. Pas facile de faire voir comment c’est frustrant parler a un quebecois, meme s’il sont ici en voyage, nous repondes en anglais quand on leur parle en francais, et un francais impecable en plus!

  • TabarnakFO

    Je suis Franco-Ontariens aussi, mais y faut
    que je dise que tout le « Québec-bashing » c’est d’la marde.

    Premièrement, sans le Québec, l’Ontario français n’existe pas. Les F-O sont
    tellement fiers, mais pourquoi? Oui ils se sont battus pour leurs droits et ont
    pu garder un statut politique très important en Ontario. Mais, sans la présence
    du Québec, cela n’aurait jamais fonctionné. Par exemple : le règlement 17,
    Montfort, etc.  Pourquoi? C’est parce-que
    le nombre de québécois est un nombre très important au reste du Canada (8
    Millions). L’Ontario est la plus grande minorité francophone hors Québec
    avec  0.5 millions. MAIS, de ce nombre,
    qui est réellement francophone? Avez-vous rencontré plusieurs jeunes dits « francophones »
    en Ontario? Si oui, vous avez surement constaté que la plupart d’entre-deux
    sont rendus tellement anglicisés qu’ils ne savent plus la différence entre « Mon »
    et « Ma ». C’est pathétique.

    Il y a quelques villes
    comme Hearst, Dubreuil ville et quelques autres villes (dans l’est Ontarien) où
    le français est encore bien parler, mais dans les grandes villes (Sudbury) c’est
    horrible. Il y a même plusieurs étudiants qui commencent en français et
    changent d’école parce que la langue est trop difficile pour eux. La raison
    pour cela est à cause du bombardement des medias anglophones qui dominent. Tous
    regardent la télévision anglaise, écoutent la musique anglaise et jouent des
    jeux vidéo en anglais.  Pendant la recréation,
    tout est en anglais, l’heure du midi, en anglais, a la maison, en anglais
    aussi. Pour ceux qui restent « Francophones sans perdre leur langue »
    après le secondaire, rien ne change, c’est toujours tout en anglais. Au bar, au
    collège ou l’université, 95% des emplois et entres amis. Dû au manque de
    culture française et au manque de pratique de la langue, les franco-ontariens
    vont « perdre leur langue ». C’est terrible lorsqu’on est dans une
    classe en français à l’université et que les gens parlent en anglais au professeur
    et a leurs camarades de classe. Les franco-ontariens ont donc beaucoup de mal a
    s’exprimer en français. Donc, comparer au québécois qui ont pleins de medias en
    français et qui parlent le français presque tout le temps. Il va y avoir un « accent »,
    mais pas vraiment un accent comme on y pense, parce qu’il est quand-même faisable
    pour les franco-ontariens de s’intégrer au Québec et de pratiquer la langue et
    ils auront le même accent, par contre, le francophone qui vient du Maroc aura
    toujours un accent différent de celui des québécois. Alors, ce n’est pas que
    les F-O ont un accent, c’est que leur vocabulaire et leur façon de penser est
    devenu tellement anglicise, qu’il sonne très mal et est vue comme un accent,
    mais c’est faux.

    De retour a mon
    premier point, un demi-million de personnes c’est beaucoup, mais comparer à 8
    million, ce n’est rien (6.25%). La seule raison pour laquelle les
    franco-ontariens ont un grand pouvoir politique, c’est a cause du Québec, sans
    eux, il n’y aurait pas autant de droits pour les minorités francophones puisque
    le nombre ne le justifierait pas. C’est aussi pourquoi il n’y a pas d’autres
    langues officielles au canada. Par exemple, il n’y a pas assez de musulmans arabes
    pour que le Canada paye pour ces écoles. Mais s’ils seraient 8 millions, ce
    serait possible.

     FInalement, arrêtez de chialer contre le Québec
    parce qu’ils ne vous acceptent pas, moi-même, je n’accepte pas la plupart des
    Franco-Ontariens, pi j’en suis un. C’est impossible de « vivre en français »
    en Ontario. Pis c’est drôle à dire, mais les francophones qui parlent encore
    bien français, c’est ceux qui ont deux parents québécois. A moins qu’ils
    viennent des quelques petites communautés que j’ai mentionné précédemment. Les autres
    sont déjà perdus. Mais il y a encore de l’espoir! Il faut que les
    Franco-Ontariens lèvent le drapeau encore une fois, mais cette fois, ce n’est
    pas pour obtenir des droits. Cette fois, ce sera pour survivre. Il faut rendre très
    accessible et intéressant les medias francophone. SURTOUT la télévision et la
    musique. Lorsque j’étais au secondaire, on nous fessait seulement écouter de la
    musique franco-ontarienne, et je m’excuse, mais, c’est de la merde comparer aux
    artistes québécois. Les profs poussaient les jeunes à parler français en classe
    et les jeunes n’aimaient pas ca, et à la recréation tout le monde devenait
    anglophone. Au secondaire, les jeunes était déjà trop bombardés de culture
    anglophone populaire. L’opposer de cela, c’était la culture francophone de l’Ontario
    qui a été tellement mal diffuser aux élèves et tellement forcer sur eux que
    certains ont commencé à détester le français. Seulement à peu près 15% des gens
    que j’ai connus au secondaire parlent encore un bon français aujourd’hui.

     Avant, je ne savais pas vraiment pourquoi c’était
    comme ca et je suis même devenu un peu anglophone moi-même. C’est seulement
    lorsque je suis parti de chez moi pour me rendre à l’université que j’ai commencé
    à me sentir « a la mauvaise place » et j’y suis encore. Mais, j’ai commencé
    à écouter la télévision en français, la plupart de mes artistes préférés sont
    maintenant francophones. Je joue aussi de la musique et j’écris mes chansons en
    français. J’ai commencé à pratiquer mon français et l’année passé j’ai été au Québec
    avec mon frère (Il sonne comme un anglophone). On est allé dans un bar, on a rencontré
    du monde et ils ne pouvaient pas croire qu’on était frères. Je n’avais aucun
    accent, je pouvais passer pour un québécois si je le voulais. Mais mon frère,
    lui, avait « l’accent Ontarien » et c’était clair comme de l’eau de
    roche qu’il avait perdu sa langue. Il fréquente un collège ENTIEREMENT
    francophone, et il ne parle qu’en anglais avec ses amis. C’est très triste,
    mais cette nouvelle génération de franco-ontariens n’est plus francophone a mon
    avis. Ils sont devenus une sorte d’hybride « franglais » et c’est
    pourquoi, a mon avis, que les F-O ont de la difficulté à s’intégrer au Québec.

    En conclusion,
    il faut repousser la culture anglophone de nos jeunes et il faut rendre le français
    plus « cool » pour que les jeunes décident de pratiquer leur langue
    et leur culture. Ma solution : Arrêter d’être « politiquement
    correcte », les parents doivent arrêter de chialer aux conseils scolaires,
    c’est partiellement a cause de eux que les jeunes n’ont plus le droit de s’amuser
    et c’est difficile de former des personnalités marquantes et charismatiques qui
    sont nécessaires pour promouvoir la culture française. Les écoles font croire
    aux jeunes qu’ils sont tous égaux… BULLSHIT! Y’a des losers pis y’a des
    winners. Y’en a qui sont bon aux sports, d’autre en art, pis d’autres qui sont
    bon a rien. Au lieu d’encourager tout le monde, il faut encourager les
    meilleurs, pour que les moins bons regardent aux bons et deviennent comme eux.
    Parce que maintenant, c’est considérer « pas cool » de parler en français.
    C’est même une honte de ce faire
    entendre parler en français dans certains endroits.

    Si on n’agit pas
    bientôt, we’re fucked.
     

    • As-tu déjà ouvert un livre d’histoire? #ignorance

      • TabarnakFO

        Je connais bien l’histoire, mais ce que je
        dis n’a rien à voir avec l’histoire. Je parle de right fucking now. As-tu même
        lu ce que j’ai dit? Où t’es-tu choqué après 2 phrases? Tu t’es probablement
        fait « driller » avant l’université pour que tu sois trop pour les
        F-O. Sort de ta bulle, c’est toi qui es ignorant. Tu penses probablement que
        les Franco-Ontariens devraient êtres automatiquement accepté par les québécois,
        juste parce qu’ils sont « francophones »?

        Oui je parle un peu de l’histoire et je suppose que je ne mentionne pas
        quelques détails historiques importants. Mais je m’en câlisse, c’est la façon
        dont je vois les choses aujourd’hui, le passer est important, mais le passer ne
        changera pas, demain reste un mystère. Les livres nous apprennent fuck all comparé
        à l’expérience personnelle. Ils ne te diront pas pourquoi un F-O pourrait avoir
        de la difficulté à s’intégrer au Québec, par exemple. Il ne t’apprendra pas,
        non plus, la mentalité de ces gens, ça, il faut le vivre.

        • Soyons détaillés d’abord.

          « Sans le Québec, l’Ontario français n’existe pas. »
          Absolument, sans la rupture du Québec (i.e. l’abandon du Québec) on n’existerait pas. Au lieu, on serait des canadiens français. C’est mieux, c’est pire? Chépas. Mais c’est ça. (En passant, à l’époque du Règlement 17, le Québec protégeait les intérêts des Canadiens-Français (en Ontario).

          « Hearst, Dubreuilville […] où le français est encore bien parl(é), mais dans les grandes villes c’est horrible. »
          J’avoue. Mais, étant dans un cours de grammaire première année universitaire, c’est pas tout du monde de Sudbury (y’en a de Timmins, d’Ottawa, de Sturgeon, de Hearst) pas de différence, la majorité comprend pas. L’état du français est pitoyable en majorité. Faut vivre en français pour être francophone accompli, et dans les villes, c’est pas si faisable que ça.

          « medias anglophones qui dominent »
          TFO c’est TVO mais en français; la programmation d’enfants a les plus hautes cotes d’écoute. Les parents ne gardent pas leur télévision sur le même poste une fois les émissions enfant terminées. Merde, ils ne savent probablement même pas ce qui joue.

          « est devenu tellement anglicisé … faux »
          Bull shit. Y’a des québécois qui parlent mal en sacrament comme il y a des F-O qui parlent bien.  

          « moi-même, je n’accepte pas la plupart des F-O, pis j’en suis un. »
          Ta logique elle est où là dedans?

          « qui parlent encore bien français, cest ceux qui ont deux parents québécois »
          Ma mère est franco-ontarienne et mon père est anglophone. Pourtant je vis en français, moi. Je connais ma grammaire et j’ai un bon dialecte. Pis moi, je ne viens pas d’une petite communauté. J’en connais plusieurs autres comme moi. Tu veux ben me dire d’où tu sors ça? Parce que moi je vois du cul.

          « on nous (faisait) écouter que de la musique franco-ontarienne, c’est de la merde à comparer aux artistes québécois »
          Don bien fier toi. Creuse un peu plus loin et trouve des groupes comme Konflit, Mastik, Pandaléon… Je ne dis pas que j’écoute pas du québécois. Mais maudit, on a des artistes nous aussi. En fait, le programme J’VAIS offrait cette année des cartes de téléchargements gratuits d’artistes franco-ontariens. 20 artistes. Gratuit. Pis y’avait même pas une seule toune de Swing.

          Ton paragraphe au propos de toi:
          Plusieurs vont au travers la même réalisation. De ma part, moi, c’était au secondaire. D’ailleurs, il ne faut pas généraliser « accent ontarien », parce qu’il y en a beaucoup. Tu en as un différent de ton frère, mais les québécois et les ontariens, oui, on parle de façon différente. Mais la critique ici c’est que les québécois ne sont pas voulant de croire que le français existe en Ontario. Ça, c’est la vraie bullshit.

          « rendre le français plus « cool » »
          Désolé, mais c’est une langue. C’est en étant en ce « mode survie » qu’on nous tire dans le pied. Vaut mieux vivre en français et élever des enfants francophones et se tenir avec des gens francophones.

          « arrêter de chialer aux conseils scolaires »
          Absolument d’accord.

          « au lieu d’encourager tout le monde, il faut encourager les meilleurs »
          Oui, il faut introduire le nazisme éducationnel. Il faut encourager tout le monde, mais de façon égale. Mettre le focus sur des « losers » ça les rend plus loser. Même chose sur des « winners ». Si on faisait le contraire, on rapprocherait les gens un peu vers l’égalité. Equal opportunity for all.

          « C’est même une honte de se faire entendre parler en français dans certains endroits. »
          Où au juste, est-ce une honte de parler en français?

          • TabarnakFO

             Quelques clarifications, c’est vrai
            qu’il ne faut pas généraliser. Mais ça ne change pas le fait que plus de la moitié
            des dits « franco-ontariens » ont de la difficulté a parlé français,
            c’est pourquoi les Québécois ne sont pas voulant a croire que le français
            existe en Ontario. Même pour moi, ils sonnent comme des Anglais qui essaient de
            parler français. De plus, ce n’est pas tout les Québécois qui ne savent pas que
            le français existe en Ontario.

            Pour la honte dans certains endroits, j’aurais dû préciser que c’était encore
            une observation personnelle, ma soeur a trois enfants, et ils ont un voisin
            anglophone, ces enfants parlent à mon père en français puisque, drôlement, il
            ne parle pas bien l’anglais. Mais lorsque les amis des enfants de ma soeur (les
            voisins d’a coté) étaient là, mon père leur parlait en français, mais les enfants
            répondaient en anglais, ils ne voulaient pas se faire entendre parler en français.
            Ma soeur s’est aussi mariée avec un anglophone alors cela explique pourquoi
            leur parler est très faible, mais ils vont à l’école en français. Même ma soeur
            a de la misère à parler en Francais et elle a, comme moi, deux parents francophones.
            Est-ce la faute des parents? Les enseignants?

            Une chose est certaine, je ne veux pas élever des enfants en Ontario, car c’est
            presque certain qu’ils ne conserveront pas la culture française, quelque chose
            qui est de très grande importance pour moi.

            Question, si le Québec obtient la souveraineté,
            penses-tu vraiment que les Franco-ontariens vont survivre? Pour moi, si jamais
            cela arrive, c’est chance de déménager au Québec pour échapper à l’effondrement
            de ma culture.

            Une
            autre question que je me demande : Pourquoi
            est-ce que les F-O « bash » les Québécois? Pourquoi veulent-ils se
            faire reconnaitre? Il me semble que si les F-O se disent une « culture différente du
            Québec », pourquoi s’attendriraient-ils à ce que les Québécois les
            acceptent comme un des leurs?

          • TabarnakFO

             En passant, Konflit est un bon band Franco-Ontariens, mais comparer a Eric Lapointe, eXterio, Les Cowboys Fringants et Marie-Mai, les groupes franco-ontariens sont a un niveau tellement plus inferieur. No shit que Damien a crissé son camp au Quebec. Le probleme, c’est que les groupes F-O ne sont pas « mainstream », la plupart des gens ne connaissent que Swing, pourquoi? C’est parce qu’ils ont fait beaucoup de tournées dans les ecoles et dans les communautés et avaient de la bonne publicité. Personne ne regarde la television franco-ontarienne au secondaire, et la culture francophone ne peut pas se rendre nul part. C’est pourquoi les jeunes sont aussi anglicisés de nos jours.

          • Drôle que tu mentionnes Swing. Ils sont carrément inconnus quasi au Québec. Mais franchement, de tous les groupes que tu viens de mentionner, je préfère Konflit. Mais ça c’est moi.

  • Vieuxfranco

    Mon cher « TabarnakFO »,le Québec Bashing ça vient du fond du Nouveau-Brunswick , de l’Alberta et de la Colombie Brittanique.  Tu remarqueras que ce monde n’ont jamais mis les pieds au Québec. 
     Je ne  partage pas ton idée, pantoutte, que sans le Québec, les franco-ontariens n’existeraient pas.  Les Québécois se sont isolés en l967, puis les franco ontariens ont commencé à bouger:  Conseils scolaires francophones, de nombreux anglophones ont étudié en françaIS, la crise scolaire de Penetanguishene, la tentative de fermer l’hopital Montfort. 
     Vient pas me dire que les francophones ne seraient pas là sans le Québec.  Au contraire  Mais il est certain qu’il ne faut pas se laisser piler sur les pieds.  Les anglos sont de cette nature: Ils te pilent dessus jusqu’a ce que tu dises « Assez, c’est assez ». 
    Une bonne façon de prendre la place qui revient aux franco ontariens c’est quand, dans un établissement commercial on se fait dire « I’m sorry, I don’t speak French ».  Il suffit de leur répondre « Don’t brag about your ignorance » ou encore « Vante-toi pas de ton ignorance »

  • Un excellent article Sophie! Bravo! 

  • Il y a une raison politique profonde à cette méfiance des Québécois pour les francophones hors-Québec et c’est probablement difficile de vous justifier cela. C’est que l’existence même de la francophonie hors-Québec justifie toute une série d’attaque frontales des communautés anglophones sur la langue au Québec.
    La symmétrie légale des deux langues officielles au Canada sous-tend l’assymétrie des situations des deux minorités: des irréductibles francophones bilingues dans le reste du Canada et une minorité d’anglos unilingues angryphones au Québec.L’une doit se battre constamment pour de maigres services alors que l’autre dispose de tous les moyens possibles d’épanouissement: 3 universités, le contrôle de la moitié des hôpitaux de la région de Montréal, emplois en anglais seulement etc. Malgré toute les belles paroles sur le bilinguisme des anglos (et des francos), la réalité c’est que l’anglais est dominant même à l’intérieur des frontières du Québec à plusieurs égards.

    Je compatis sincèrement avec votre cause et votre écoeurement parce que je suis né et j’ai grandi dans le West Island, qui est probablement ce qui se rapproche le plus de l’expérience franco-ontarienne au Québec. Les « francos » complètement anglicisés, je connais. Les cours d’écoles françaises où tout est en anglais, ça existe ici aussi. Les orangistes anti-francophones, j’en comptais parmi mes voisins. Et on m’a souvent trouvé un petit accent ou fait des commentaires sur l’inexistance des francophones venant de l’Ouest-de-l’Île.

    Ce qu’il faut que vous compreniez c’est que vous, francos hors-Québec, êtes constamment instrumentalisés par le lobby anglophone pour justifier l’anglicisation du Québec (et particulièrement de Montréal). C’est rarement explicite mais c’est ce qui se cache derrière cette réticence à voir autre chose que des dead ducks dans la francophonie pancanadienne. Vous nous en excuserez, ce n’est pas qu’on vous aime pas, c’est qu’on nous a mis en opposition en faisant diverger nos intérêts. C’est aussi simple que ça.

    • LeCanardHasBeen

        « C’est aussi simple que ça. » Diviser pour régner a toujours marché.

    • AnnetteKingston

      C’est une réponse bien articulée, François, mais qui à mon avis ne tient pas la route. Pourquoi est-ce que la divergence entre les intérêts des francophones hors Québec et ceux des francophones québécois expliquerait le fait qu’on vous trouve à vous un petit accent ou qu’on fait des commentaires sur l’inexistence des francophones venant de l’Ouest-de-l’Île?

  • Michel Rolland

    Je ne crois pas que le Québec doit mourir pour maintenir le fait français au Canada….. Je crois qu’être un pays fort et francophone en Amérique est la seule façon de survivre dans un pays factice comme le Canada qui ne représente vraiment pas les valeurs du Québec! Je connais beaucoup de Franco-Ontariens dont mon épouse qui ont quitté l’Ontario pour vivre pleinement le fait français au Québec sans avoir à parler anglais dès qu’un anglophone se pointe dans une discussion. Je connais plein de Franco-Ontariens qui après le mariage élèvent leurs enfants en anglais et leurs petits-enfants ne retiendront seulement que leur grand-mère parlait français sans eux même le maîtriser, ni le parler, ni le comprendre et surtout pas en connaitre les valeurs associées! Alors pour moi votre texte comme le discours de beaucoup de Franco-Canadiens me désole….. Faire confiance au Canada et mourir un peu avec vous pour ne pas vous brimer….. Non nous espérons vivre fortement à vos côtés et vous supporter avec toute la force d’un Pays!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!